logo
Accompagnatrice en montagne
Les derniers voyages
+33(0)6 10 98 14 65
mireilleaem@aol.com
Affiliée à :
logo snam
Affiliée à :
Top
 

Le tour du Manaslu

Au Népal

Le tour du Manaslu

per person

Au Népal

3 semaines
  • Inclus
    Le tour du Manaslu
    Accompagnatrice Mireille

TOUR LOCATION

Le tour du Manaslu

Voici le journal de bord d'un des participant qui a généreusement bien voulu le partager.

Tour du Manaslu

Du 27 Octobre au 9 novembre 2018 - Soti Khola (730 m) à Besi Sahar (760 m) en passant par le col de Larkya La (5106 m) - 237 Km

27 octobre - Jour 1

Parcours: Soti Khola (730 m) à Machhakhola (869 m) - 16 Km - 4h
Récit: Nous sommes 12 marcheurs à prendre la marche sur la rive droite du tumultueux Budhi Gandoki. Notre équipe est constituée d'une accompagnatrice en montagnes et de 11 marcheurs qui expériencent pour la 1ère fois ce type d'expédition. Nous seront hébergés en camping tout au long de cette aventure dans les villages, sur des terrains variés chez les habitants. Notre équipe de support au nombre de 13 hommes népalais est expérimentée. Elle est constituée des guides (les Syrdars) de cuisiniers et de muletiers). Une dizaine de mules nous accompagnent, elles auront la lourde de tâches de transporter nos tentes, nos affaires, du matériel et quelques vivres jusqu'à l'arrivée. La nourriture est achetée dans les villages d'étapes par notre équipe après chaque repas du midi. Ici s'arrête la route. Aucun 4x4, camions ou tracteurs ne peuvent emprunter le sentier. Des caravanes de mules et leurs muletiers se croisent en permanence. En chemin nous nous sommes atablé au soleil à Lapubesi. Nous prenons une bière à Machhakhola, nos mules sont arrivées et l'équipe montent nos tentes pour passer la nuit dans le jardin d'un lodge.

28 octobre - Jour 2

Parcours: Machhakhola (869 m) -> Jagat (1340 m) - 25 Km - 6h30
Présentation (27 et 28 octobre): https://www.relive.cc/view/e1221629286
Récit: Départ à 7h15 de Machhakhola, temps clair et chaud. Nous continuons notre marche d'approche du Manaslu plein Nord par le côté Est le long du fleuve Budhi Gandoki. La progression s'est faite sur des sentiers étroits, avec quelques passages techniques, les caravanes de mules incessantes nous obligeant quelques fois à nous arrêter pour nous plaquer contre la paroie rocheuse. Les bêtes sont arrassées de leurs lourdes et imposantes charges qui pourraient nous heurter sans même s'en rendre compte. Les caravanes transportent des biens et des ressources ne pouvant provenir de la production locale aux villages (gaz, boissons, marchandises). Le parcours est jalonné d'imposantes chutes d'eau provenant de la fonte des glaciers au dessus des hauts plateaux que nous ne voyons pas. Il s'agit de ceux du Manaslu sur la rive gauche et du Ganesh Himal sur la rive droite. La traverse des villages nous offrant nos premiers contacts avec les Népalais. Toujours accueillant, nous avons pu voir une classe d'élèves de cours élémentaire en costume d'écolier, fiers d'avoir des étrangers dans leurs classes. Notre hébergement prêt du fleuve est spacieux, un peu avant la ville de Jagat. Il prend place sur un terrain de terre battue délimité par des murets de pierres à l'arrière d'un restaurant dont nous pouvons bénéficié de son infrastructure.

29 octobre - Jour 3

Parcours: Jagat (1340 m) -> Deng (1860 m) - 30 Km - 7h50
Présentation: https://www.relive.cc/view/e1221628920
Statistiques: https://www.endomondo.com/users/3292301/workouts/1221628920
Récit: Départ à 7h15 nous quittons Jagat au petit matin pour continuer notre progression dans les gorges du fleuve Budhi Gandoki. Nous passons le check-point pour entrer dans la réserve du parc du Manaslu. Nos pas rythmes maintenant notre progression. Le sentier est jonché de rochers ou de pierriers. Nous traversons de nombreux éboullis résidus du tremblement de terre de 2015. Sur notre chemin nous croisons muletiers et leurs mules, des villageois, paysans, habitants, enfants, bébés, vieillards. Ces sentiers sont plein de vie et parcourus à pied par les Nepalais se rendant d'un village à l'autre. Chaque village est l'occasion de dire bonjour, d'échanger des regards, des sourires... et aussi des cahiers et crayons à papier ou de couleurs qui donnent à chaque fois des explosions de joies et des cris pour rassembler les autres enfants. Nous avons déjeuné un peu après Philim, le dernier village où se restaurer avant notre objectif. La marche de l'après midi a été longue (4h30) et difficile, le sentier au fond de cette gorge est escarpé, sinueux avec des pentes et de dévers à casser le rythme. Nous avons marché longtemps derrière nos mules qui portent tous nos sacs, couchages mais aussi tentes, gamelles, plats, matériels de cuisson... elles sont solides mais nous imposent leur rythme également, ce qui nous fatigue. Arrivé à Deng, nous étions physiquement fatigués et le moral bon. La nuit tombe rapidement à notre arrivée. A cette altitude et à cette période, le froid de l'aube nous saisi après l'effort. Nous nous sommes dépêchés de faire nos couchages qui sont les seuls endroits où nous pouvons trouver de la chaleur. J'ai eu la chance d'avoir un peu de Wifi pour appeler Mathieu et envoyé un message à Carla. Le repas s'est fait à l'extérieur au frais. Une fois terminé personne n'a demandé son reste et nous sommes partis dans nos tentes respectives. Demain, nous devrions sortir de cette gorge, 1300 M de dénivelé positif. La montagne attaque fort ! Nous hébergeons sur un terrain habituellements occupés par les caravanes de mules, en surplomb du fleuve. Quelques lodge prochent d'un unique restaurant ouvert accueille quelques trekkeurs. A l'intérieur l'ambiance est conviviale, un poêle à bois est allumé pour préparer les plats des trekkeurs en lodge. Notre expedition se fait dans des infrastructures rudimentaires équivalant au niveau de vie des Népalais (Toilettes, eau, l'électricité, wifi). L'altitude des montagnes organise la répartition des richesses. Plus un village est élevé, plus il est enclavé, difficile à atteindre, plus les habitants sont pauvres et doivent vivre en autarcie. Il y a également un autre corollaire, plus nous montons en altitude plus la bière est chère, bien-sûr, cela s'applique à tous les biens et services que le tenancier du lodge de Deng maîtrise à la perfection.

30 octobre - Jour 4

Parcours: Deng (1860 m) -> Namrung (2630 m) - 21 Km - 7h30

Récit: Nous continuons le long du fleuve Budhi Gandoki et commençons à nous orienter vers l'ouest et jusqu'ici nous avons franchis 16 ponts suspendus et laissé derrière nous les vallées de Tsum et du Kutang. Nous entrons dans la Vallée de Nubri. Dans cette région nous sommes au Nord du Népal proche de la frontière Tibétaine. Les habitants de la région ont les traits des tibétains, les yeux noirs en amandes et parlent la langue Tibétaine Gurung. Nous approchons des hauts plateaux et commençons à voir quelques parcelles de culture du riz. Lors de notre marche nous avons vu plusieurs sommets enneigés qui culminent à 5000 m le Thaple Himal et le Lapchun Himal (Himal voulant dire quelque chose comme félicité/sagesse). Aujourd'hui nous avons eu la chance de voir 3 vautours, 2 bouquetins sur la montagne de l'autre côté du fleuve, et sur notre rive non loin de là des singes blancs à face noire, un mâle, une femelle et son bébé. C'était exceptionnel, le mâle devait faire 1m20 de haut en position assise. Demain nous devrions voir le fameux Manaslu, mais ce sera une autre histoire. Ici nous herbergeons dans un terrain où l'espace est exigu pour nos tente et l'expédition à. Il s'agit d'une court d'une fermette de ce village où il a fallu déloger les quelques poules présentes pour passer la nuit.

31 octobre - Jour 5

Parcours: Namrung (2630 m) - > Lho (3183 m) - 13 Km - 4h30

Présentation: https://www.relive.cc/view/e1227104906

Statistiques: https://www.endomondo.com/users/3292301/workouts/1227104906

Récit: La phase d'approche est terminée, notre progression est volontairement lente pour nous acclimater à l'altitude qui jours après jours va jouer un rôle de plus en plus important dans notre forme physique. Les forêts de bambous sont derrières nous, les pins restent dans le paysage et nous voyons des mélèzes jaunes qui donnent un air d'été indien. Les massifs enneigés sont très présents. Je n'ai jamais marché aussi haut. Nous traversons les hauts plateaux, cultures et élevages font parti du paysage, des vaches marchent sur les sentiers, nous voyons de moins en moins de caravanes de mules. Chaque village que nous traversons sont décorés avec beaucoup d'influence Tibétaine. Ils présentent à l'entrée de magnifiques Chortens décorés (porte d'entrée du village) rappelant le temple Bouddhiste de Katmandu. Les Tinkas (monument de prière que l'on contourne toujours par la gauche, comme dans Tintin au Tibet) sont présents dans les villages et en forêt. Le paysage à cette altitude se magnifie. Nous herbeegeons sur un terrain attenant à une habitation d'un homme vivant seul. Il tient egelent une épicerie de fortune avec des produits de consommation à destination du camping. Devant sa maison, il a cultivé un champs de pommes de terre. L'après midi est libre pour notre équipe, enfin par pour une partie de l'équipe de support Népalaise qui ramasse les pommes de terre. Népalaise. Avec mes parents nous les rejoignons et empoignons les outils de fortune pour les aider dans le ramassage. Notre activité les faits beaucoup rire et nous sommes également filmés pour la postérité ;)

1er Novembre - Jour 6

Parcours: Lhô (3183 m) -> Sama (3520 m) - 9 Km - 4h07

Présentation: https://www.relive.cc/view/e1226706575

Statistiques: https://www.endomondo.com/users/3292301/workouts/1226706575
Récit: Nous continuons notre acclimatation. Meilleurs sensations aujourd'hui qu'hier sur la marche. Le temps est toujours au beau fixe nous avons de la chance. Le froid est de plus en plus mordant. Ceux n'ayant pas le matériel adéquat commencent à le sentir et nos stratégies pour conserver notre chaleur commencent à se mettre en place. Le groupe avance à bonne allure à cette altitude et le moral est bon, ce qui présage d'une bonne acclimatation pour attaquer le col dimanche. J'ai quelques maux de tête de faible intensité et occasionnels. Le chemin entre Lhô et Sama est relativement plat. Au début nous passons par le village de Shyala, qui a la particularité d'avoir un point de vue magnifique sur les sommets enneigés. Là, nous discutons avec un couple de trekkeurs britannique et gallois faisant le même circuit que nous. Nous passons dans des forêts de pins moins clairsemées et l'arrivée sur Sama est complètement cataclysmique. Je n'ai jamais vécu pareille vue ! Nous arrivons sur un haut plateau avec 20 Km de vision devant et derrière. Nous sommes entourés à l'ouest de l'Himal Chili (7750 m), le Nadi Chuli (7871 m), le Manaslu (8163 m), au nord le Kutang Himal (6128 m), le Saula Himal (6235 m) et au fond derrière nous à l'Est nous voyons bien mieux le Ganesh Imal (7422 m) et le Shringi Himal (7161 m). Les glaciers et leurs moraines sont visibles, celui du Manaslu semble proche. Notre campement s'installe dans la cours d'une des habitations de Sama qui est un grand village, sans être un ville. Une veillée funéraire tibétaine est organisée dans une des maisons voisines. Deux rangées d'hommes religieux se faisant face se sont abrités sous une tente réfectoire répétant des mentrats aux divinités représentées par des statues. Ils vint bruler de l'encens et des offrandes sont régulièrement faites aux pieds de ce dernières. Le corps du défunt ne reste pas plus de 24h dans le logement. La veillée funéraire accompagnée de la cérémonie religieuse sera suivie d'une incinération ou de la découpe du corps en morceaux suivant le rituel choisi pour ensuite eparpiller les restent dans la nature soit dans les ruisseaux ou la mercie des vautours.L'après-midi s'organise la visite d'un temple Bouddhiste reconstruit après e tremblement de terre de 2015 et de la visite de Sama.Le temple est situé à l'extérieur du village sur une coline, il est constitué d'un ensemble d'habitations dont les occupants sont dévoués aux differents rituels se deroulants dans l'enceinte du temple. A notre arrivée, nous sommes invités à entrer dans ke temples. Notre Syrdar, demande au Lama si nous pouvons rester et nous joindre au cérémonies, ce qu'il accepte. Nous sommes assis nous sur des tapis avec le Lama et les "moines", récitant les mentrats et jouant des sons avec symballes, trompettes, cornes et cloches. Belle expérience.La visite du village est vraiment intéressante. Le sentier traversant le village est organisé autour des lodges et autre échoppes. Il faut prendre les sentiers moins empruntés pour découvrir là où résident les habitants. Des maisons de bois et de pierres empilées, dont l'isolation thermique lorsqu'elle existe est réalisée avec des excréments des mules. Ces derniers font l'objet de ramassage et de stockage dans les cours où les caves pour servir également de combustible. La terre est humide aux abords de ses habitations, des ruisseaux sillonnent le village, nous devons marcher sur des avortements de pierres posés sur le bord de ses ruisseaux pour progresser, ne distinguant pas tout le temps ce qui est du sentier ou des passages pour atteindre les maisons. La richesse du Népal est constituée principalement des montagnes qui attire les touristes et l'eau permettant la construction de barrages dans les vallées pour soutenir l'autonomisation énergétique et le confort des Népalais encore très fragile.

2 Novembre - Jour 7

 
Parcours: Sama (3520 m) -> Sama (3520 m) - Excursion de 9 Km - 4h
Présentation: https://www.relive.cc/view/e1227104947
Statistiques: https://www.endomondo.com/users/3292301/workouts/1227104947
Récit: Dernier jour d'acclimatation à Sama avant de débuter l'ascension vers le col de Larkya La (5106 m). Cette marche s'est faite en direction du lac Birendra Tal formé par le retrait et la fonte du glacier du Manaslu. Le temps était clair, gelé au petit matin et des nuages de haute altitude persistent à s'accrocher aux sommets depuis hier. Les passages de l'ombre à la lumière du soleil et au vent mettent à rude épreuve nos équipements. Le 1er kilomètre de marche est toujours un moment d'adaptation pour que chacun trouve la bonne isolation entre l'environnement que l'on découvre et l'effort qui est à produire. Arrivés au lac, cet endroit est sacré dans la culture Népalaise. Sa couleur turquoise est surprenante. Nous avons fait la rencontre des moutons des montagnes Népalaises (ou Montons bleus) avec leurs cornes en Y si caractéristiques. Le sentier était particulièrement pentu lorsque nous avons poursuivi notre progression. Après le lac, nous avons cherché à atteindre la limite des 4000 m et nous nous sommes arrêtés juste en dessous à 3919 m. Nous avons vu voler dans le ciel une gypette barbue dont l'envergure est impressionnante. Et également une petite sourie des montagnes cachée sous un rocher, la présence des deux était peut être concomitante. Le groupe s'est bien acclimaté à l'environnement de haute montagne à ce stade, ce qui nous met en confiance pour demain. Nos quelques pauses ont permis d'admirer le glacier du Manaslu, de l'entendre craquer ou d'entendre des avalanches. Nous avions une splendide vue sur la vallée de Nubri avec le lac en premier plan. Cet après-midi c'est quartier libre à nouveau.

3 Novembre - Jour 8

 

Parcours: Sama (3520 m) -> Samdo (3875) - 8.81 Km - 2h47

Présentation: https://www.relive.cc/view/e1227104684

Statistiques: https://www.endomondo.com/users/3292301/workouts/1227104684

Récit: Nous reprenons la route vers Samdo, avant dernière étape avant le passage du col. La randonnée a été très tranquille sous un temps clairsemé de nuages. Encore un beau moment pour admirer ce magnifique paysage de montagne. Le moral est au beau fixe et l'acclimatation a bien fonctionnée jusqu'ici pour toute l'équipe, pas de troubles notables. Nous retrouvons la marche le long du Budhi Gandoki avant l'arrivée à Samdo. Un troupeau de Yaks est parti avec nous pour nous suivre presque jusqu'au bout. L'arrivée à Samdo s'est faite avec un vent persistant et froid qui nous a tous glacé à cette altitude. Sur l'un des sommets nous avons entendu et vu une avalanche de poudreuse, nous sommes bien évidement hors de portée. J'ai fait un tour dans le village et rencontré un Népalais habitant plus bas dans la vallée. Nous nous sommes intéressés l'un à l'autre pour savoir ce que nous faisions là et donner du sens à notre rencontre fortuite. Au moment où j'ecris ces quelques lignes, les conditions météo se sont dégradées, nous sommes sous une averse de neige depuis 3h maintenant. Notre campement est donc sous la neige. Nous attendons d'avoir plus d'information pour savoir si cela a un impact ou non sur notre expédition. Le briefing nous laissant dans l'incertitude du passage, j'évoque également que le renoncement de son franchissement du à des conditions météo devant mettre en jeu la sécurité serait à prendre comme une preuve de courage de la part de tous si une telle décision devait s'imposer.

4 Novembre - Jour 9

 

Parcours: Samdo (3520 m) - Dharamsala (4460 m) - 7.23 Km - 3h47

Présentation: https://www.relive.cc/view/e1226706619

Statistiques: https://www.endomondo.com/users/3292301/workouts/1226706619

Récit: La neige est tombée pendant 8 heures environ mais s'est arrêtée durant la nuit. Au réveil c'est le grand soleil sur un paysage couvert de neige. La vallée de Nubri sous la neige est une nouvelle opportunité d'admirer ce paysage grandiose avec de nouvelles couleurs autononales mélées à l'aurore. Le réveil comme tous les matins à 5h30 pique un peu. Les conditions météos ont réorganisées notre expédition et le briefing definitif s'est fait à la criée sous les tentes : Les mules doivent partir maintenant avec nos tentes et nos sacs de voyage pour passer le col dans la journée. Nous devons préparer nos sacs à dos pour transporter notre couchage car contrairement à nos mules nous feront un arrêt au refuge de Dharamsala avant l'ascencion finale où nous serons hébergés en lodge pour une nuit. Le risque c'est que les conditions météo empêchent nos mules de passer et impactent encore plus le 5 jours d'expédition restants. Si les mules ne passent pas le col à cause du trop de neige ou des plaques de verglas, elles seraient obligées de faire demi tour en direction de Kathmendu. Sans nos mules et nos tentes, nous serions obligés de finir le circuit en lodge pour le reste de l'expédition. Vite réveillé et préparé, je suis allé rejoindre notre hébergeur dans sa cuisine chauffée au poêle à bois. C'est la seule pièce chauffée et reliée au réseau électrique national. C'est également l'une des rares fois où je peux profiter de la chaleur d'un foyer pour me rechauffer, autre que mon duvet ou la marche. Une ampoule disposée astucieusement entre la cuisine et la salle à manger/chambre éclaire baflardement la maisonnée qui sent le feu de bois. Le poêle est charger de bois dépassant du poêle que la femme de maison enfonce au fur et à mesure que celui-ci se consomme. Un homme prépare des chapatis directement sur le poêle, tandis qu'elle prépare un autre pain cuit dans une poêle avec de l'huile chaude. C'est le petit déjeuner. Les Népalais de notre expédition ou des autres rentrent tour à tour et s'installent sur des bancs couverts de tapis pour échanger quelques mots. Je suis allé dans la salle à manger pour attendre le reste de notre équipe avant le petit-déjeuner et deux forment humaines sont en train de dormir sur une planche de bois et sous des couches épaisses de duvet pour se protéger du froid durant leur sommeil. J'ai vue cette pile de tissu bouger sans apercevoir quiconque. Après le petit déjeuner, nous prenons notre marche en direction de Dharamsala dans un paysage dramatique et enneigé. A l'ombre il fait très froid, la marche nous permet de monter rapidement en température pour enlever au fur et à mesure nos couches protectrices. Mon sac est le plus lourd de toutes les autrefois puisque je porte mon couchage. La progression est très lente et errintante du au manque d'oxygène. Je décide de faire la marche en dernier pour me mettre au rythme de mes parents. Les traversées des nombreux ruisseaux qui jalonnent notre parcours sont rendues difficilespar le gel qui recouvre les pierres de traverses. Nous avons une vue magnifique sur le glacier du Lakya Himal (6249 m). Ce glacier est la source d'eau du Budhi Gandoki que nous suivons depuis le début, c'est très émouvant d'avoir remonté sur des kilomètres ce fleuve torrentiel et de passer devant sa source aujourd'hui. Nous découvrons également le Manaslu (8163 m) après quelques kilomètres de marche plus loin. Nous le voyons ici sur sa face Nord, majesteux. Le glacier au pied et ce sommet donneraient presque envie de le remonter pour le voir de plus prêt, une petite folie... Nous arrivons sous le soleil et fier de nous à Dharamsala, camp de base où séjournent tous les trekkeurs avant de passer le col. Sur le chemin, je fais la rencontre d'un trekkeur français, nous échangeons ensemble à plusieurs reprise au fur et à mesure de notre rencontres. Nos mules sont bien passées et des porteurs sont revenus au camp de base pour porter nos sacs demain matin lors de l'ascension. La neige tombe de nouveau au moment où j'écris. Nous avons dîné à 17h et seront réveillés à 3h du matin pour passer le col. Nous dormons dans un lodge, une pièce carrée type Algeco, une porte, une fenêtre (pas d'électricité) et 3 couchages couvrent l'intégralité du sol pour 4 personnes. Cet accueil rudimentaire est une montée en gamme en terme de confort par rapport à nos tentes, surtout sous la neige. Demain une grosse journée nous attend. 9h de marche à 4h du mat avec 600 m de dénivelé positif pour arriver au sommet puis 1600 m de dénivelé négatif pour arriver à Bimthang (3500 m). L'arrêt au refuge de Dharamsala est là pour nous faciliter la tâche et nous offrir du repos. Nos guides nous ont bien préparés, nous sommes confiants et excités à l'idée de passer de l'autre côté. Nous verrons au réveil si les conditions météos nous le permettent.

5 Novembre - Jour 10

Parcours: Dharamsala (4460 m) -> Larkya la (5106 m) -> Bimthang (3590 m) - 18.46 Km - 9h34

Présentation: https://www.relive.cc/view/e1227104963
 
Statistiques:
https://www.endomondo.com/users/3292301/workouts/1227104963
Récit: Les conditions météo se sont améliorées dans la nuit, notre programme se poursuit. Notre heure de déjeuner au refuge de Dharamsala ainsi que notre départ pour l'ascension (4h du matin) ont été minutés par les Syrdars des différentes expéditions. Le départ pour l'ascencion finale est un mélange d'excitation, d'impatience et d'anxiété pour certains car nous partons dans la nuit, en altitude et le froid à la frontale. Je me positionne derrière mes parents pour être certain de les accompagner tout au long de l'effort. Dans le branle bas de combat général, notre groupe est rapidement divisé en 2. Ma mère s'arrête pour changer son équipement qui l'inconforte. Cet arrêt n'a pas été détecté par notre groupe qui nous poursuit sa marche sans s'arrêter, de plus un groupe d'autre trekkers nous double et emboite leur pas, ce qui rend imperceptible notre arrêt. Très rapidement mon père, ma mère et moi ainsi que 3 guides Népalais nous retrouvons isolés dans le noir et le froid de la nuit, aucune frontale n'est visible à l'horizon. Dans l'incompréhension des guides qui attendent que ma mère reparte et prenne le lead (ce qui lui a été impossible), je décide de prendre la trace à l'allure la meilleure, compromis entre assurer la progression pour rejoindre le groupe sans arrets supplementaires et ménager leur fatigue car nous ne sommes qu'au début d'un long et intense effort. Nous parvenons rejoindre le groupe au bout de 45 minutes. Le sentier qui se dessine à la lumiere de nos frontales est étroit et jalonné de pierres. Nous entendons un torrent en contrebas que nous ne pouvons pas apercevoir. Des ruisseaux jalonnent notre parcours et les pierres sont gelées car la température est bien en dessous de 0° de façon permanente. Heureuse il n'y a pas de vent. Nous apercevons également des lacs d'altitude complètement gelés qui nous accompagneront tout du long de notre traversées. Nous rencontrons un couple de ttekkeurs dont l'in d'entre eux a les mains a l'air libre et ne sais plus comment se rechauffer. Il rejoint une tente messe sur le parcours où une équipe du col assure un cordon de sécurité. Dans notre groupe, les corps sont sous contraintes (saisis par le froid, l'épuisement). L'ascension se fait au mental et paraît extrêmement long pour certain. Les signes du mal de l'altitude sont visibles pour trois d'entre nous et la progression est très lente. Seulement, là où nous sommes pas d'autre choix que d'avancer pour redescendre au plus vite. Dans la lumière du petit matin nous arrivons au col de Larkya La 5106 m dans l'émotion collective. Nous nous félicitons et prenons des photos de notre succès !Après 5 heures d'ascension qui nous ont demandée de puiser en chacun de nous, nous devons continuer vers Bimthang. Nous traversons des pierriers et celà pendant les 4h30 prochaines. Le paysage à cet altitude nous donne l'impression de toucher les sommets. Nous marchons à côté des glaciers tantôt nous sommes sur les rives des lac gelés. Ce décor est fantastique. Très vite nous arrivons sur la deuxième difficulté de cette marche, les 1600 m de dénivelé négatif entre pierres et rochers. Certain équipiers n'ont pas récupéré de leur ascension et nous devons tous faire très attention sur cette raide pente glissante. Nous ne manquons pas de faire quelques glissades. Nous croisons 2 caravanes de mules qui grimpent vers le sommet et attaquent la pente en dénivelé positif ce qui nous paraît à tous impensable. Leurs prigressions est lente. Au bout d'1h30 nous apercevons la vallée qui nous attend de l'autre côté du col, celle des célèbres Annapurnas, un décors théâtrale. 3 énormes glaciers se dessinent sous nos yeux et se rejoignent quelques kilomètres plus bas. Ils forment au passages 2 lacs, Nayamio Tal et le Ponkar Tal, nous sommes un peu au dessus des 4000 m d'altitude lorsque nous les apercevons. Lorsque nous passons sous les 4000 l'ensemble du groupe commence à se remettre des conséquences de l'altitude sur l'organisme. Nous faisons une pause à Dangboche Kharka pour déguster du fromage Népalais. Lorsque nous repartons notre groupe se sépare en 2 voir 3 groupes qui marchent à des allures différentes vers Bimthang. Je fais parti du groupe de tête avec 2 équipiers, nous lachons "les chevaux" et la tension de cette ascension. Sur ce sentier en pente jalonné de pierres nous atteignons les 5 Km/h. Outre l'envie de marcher plus vite c'est aussi l'opportunité d'arriver plus tôt à notre campement pour en finir avec cette longue journée. Au campement, ceux sont les retrouvailles avec l'équipe Népalaise partie 1 jour plus tôt. Ils ont fait Samdo -> Bimthang avec les mules en passant par le col en 1 journée seulement (soit 13h de marche en 1 fois) ! Nos joyeuses retrouvailles ont donné lieux à de nombreuses accolades. Une fois toute l'expédition regroupée dans la salle à manger de notre campement, nous avons fêter ce succès comme il se doit et repris toutes nos couleurs.

6 Novembre - Jour 11

Parcours: Bimthang (3590 m) - Tilije (2300 m) - 23 Km - 6h52

Présentation: https://www.relive.cc/view/e1227104654

Statistiques: https://www.endomondo.com/users/3292301/workouts/1227104654

Récit: Nous quittons Bimthang et ses 3 glaciers dans la lumière du petit matin. Le soleil éclaire déjà les sommets enneigés à l'Est, les Annapurnas. Le Manaslu est en face de nous et toute l'équipe est prête pour la marche. Nous laisson les pierriers derrière nous pour des sentiers de terre, de sable... avec de la roche et des pierres quand même ! Nous suivons un nouveau fleuve que nous voyons naître des 3 glaciers et qui nous suivra jusqu'à Tilije, le Dudh Khola. Nous traversons des forêts de pins, bambous et feuillus. Depuis que nous sommes partis l'automne est maintenant bien avancée. Sur les arbres nous observons de nombreux spécimens de lichens que nous ne voyons plus que rarement dans nos régions occidentales où l'air est polluée. De nombreuses fougères jonchent également le sol de la forêt, des rhododindrons avec des troncs larges et grands comme ceux des arbres poussent partout. Cette vallée du parc des Annapurnas doit être magnifique au printemps. Des odeurs de pinèdes, de sous bois rappellent nos forêts Alpines alors que nous sommes à 3000 m d'altitude. La forêt à parfois des airs de "promenade du dimanche". Difficile de s'imaginer qu'hier nous trimions tous à gravir le col de Larkya La et ses lacs gelés. Cette expédition nous propose vraiment differents paysages. Nous déjeunons à Karche dans un lodge tout mignon. De la pelouse des lodges individuels en bois avec des rideaux aux fenêtres. Nous voyons que ce côté de la vallée bénéficie du traffic des trekkeurs des Annapurnas, le confort est visible. La semaine passée, nos campings étaient principalement sur de la terre battue où les poules avaient été exfiltrées avant notre arrivée. La marche aujourd'hui était essentiellement en dénivelé négatif, parfois abrupte, glissante et étroite. Souvent perché au dessus du Dudh Khola. L'équipe a toujours le moral. L'un de nous souffre terriblement des cervicales ce qui gêne occasionnellement sa progression. Notre arrivée à Tilije, ce point d'étape n'est pas comme d'habitude, nous parlons un peu plus de notre confort européen, comme si notre objectif était dernière nous mais nous n'en avons pas fini pour autant. Les tentes ne nous envoient plus trop de rêves quand à moi, je sens l'harmonie, surtout je me sens en harmonie avec l'odeur de nos mules, n'ayant pas pris de douche depuis Machhakhola, le 28 octobre et nous sommes le 6 novembre. Je sens que tout le monde n'est pas pressé de me revoir dans cet état... Je vous embrasse... de loin hein.

   

7 Novembre - Jour 12

 

Parcours: Tilije (2300 m) -> Jagat (1300 m) - 30 Km - 6h48

Présentation: https://www.relive.cc/view/e1227104715

Statistiques: https://www.endomondo.com/users/3292301/workouts/1227104715

Récits: La marche continue en direction du village de Jagat (Univers en Népalais), celui de la vallée du Kali Gandaki. Le fleuve Dudh Khola devient à partir de Dharapani, le Marsyongdi Khola. La météo est toujours bonne et plus nous descendons, plus nous récupérons des degrés et des signes du mal de l'altitude. Nous observons des ruches de miel en demi cercle accrochées sur les falaises de la gorge. Le sentier par endroit a été détruit par des éboullis que nous franchissons à flanc de montagne et de précipice sans guerre plus que la largeur de 2 pieds pour les franchir, cette situation serait impossible sur un sentier pédestre Français qui sera fermé à la pratique. La végétation laisse place maintenant à des forêts de bambous. Les cascades et chutes d'eau se multiplient pour venir gonfler le fleuve au fur et à mesure de notre descente, augmentant ainsi son ronflement raisonnant maintenant dans toute la gorge. Nous nous arrêtons à Dharapani, check-point de la réserve naturelle des Annapurnas dans lequel je suis entré pour m'informer. Le check-point sert à enregistrer les touristes, pratique pour identifier les disparus. J'y ai appris que pour cette région en 2017, les touristes venaient en majorité de l'Allemagne, de la France, d'Israël puis de l'Angleterre. Le midi la pause rapide se fait à Tal où nous serions bien restés. Le lodge qui nous accueille présente une pelouse et des arbres. La légère bise de cet après-midi et la vue sur les montagnes sur lesquels nous voyons quelques palmiers accrochés aux devers invitent pourtant au repos bien mérité après 4h30 de marche soutenue, avec quelques aires de vacances estivales. L'entrée de Tal est paradisiaque, une chute et une cascade d'eau haute de plusieurs centaines de mètres avec des arbres en fleur décorent l'entrée de la ville au bord du fleuve. Cela contraste avec la gorge que nous remontions il y a 10 jours. A la sortie de Tal, nous décidons de prendre le petit sentier plutôt que la piste pour arriver à notre destination. Nous progressons en parallèle avec nos mules qui se trouvent de l'autre côté de la gorge empreintant la piste. Le sentier fait de pierres, de sable et d'escaliers plus ou moins entretenus casse notre progression. Au bout d'1h30 nous rejoignions la piste pour finir notre journée. Ce qui nous permet de reprendre contacte avec les voitures et les motos que nous avions oublié. Un tronçon de la piste est momentanément fermé à la circulation suite à la chute d'un rocher et d'un glissement de terrain. Deux pelleteuses sont à l'oeuvre pour casser le rocher et déblayer la piste. Les 4x4 s'accumulent de part et d'autres de ce chantier temporaire. Nous parvenons à nous glisser à travers cet aléas et rejoignons Jagat. L'ensemble des membres de l'expédition fête fièrement la fin de cette journée avec quelques bières (Everest.. bah oui quand même) et des biscuits apéro ! Cela donne lieu à pas mal de rigolade dans un moment de détente.

8 Novembre - Jour 13

Parcours: Jagat (1300 m) -> Bhulbhule (840 m) - 21 Km - 5h00
Présentation (Jagat - Rambazar) https://www.relive.cc/view/e1227104985
 
Présentation (Rambazar - Bhulbhule) https://www.relive.cc/view/e1227104699
Récit: Nous continuons de descendre en altitude. Nous empruntons la piste, même si celle-ci n'est pas franchement plane (Le fameux plat Népalais nous cassera encore un peu les pâtes jusqu'au bout). Très beau temps les températures remontent et nous en profitons. Nous croisons des motos et surtout de 4x4 qui soulèvent de la poussière à chaque fois qu'ils passent devant nous en trombe. Ils sont remplis de touristes qui commencent ou terminent le tour des Annapurnas. Cette portion de route n'a rien de particulièrement passionnante, je deviens difficile avec tout ce que nous avons vu. Le paysage est constitué de villages accrochés à des massifs rocheux de moyenne montagne, entourés de terrasses où est cultivé le riz. La végétation et le climat ressemblent presque à un climat tropical. Humide avec des massifs de bambous et des bananiers. Après 2h de marche nous nous arrêtons à Rambazar, dernier village où notre cuistot magique pourra nous préparer le repas du midi. Après 2h de pause nous repartons sur la piste pour 3h de marche. En chemin nous voyons peut être pour la dernière fois l'un des derniers sommets enneigés de notre expédition. Toujours aussi surprenant et majestueux, le Longdu Himal nous regarde nous éloigner tout en suivant le fleuve Marsyandi Nadi. Nous finirons par croiser nos mules et rentrerons avec elles jusqu'à Bhulbhule. Là nous attends une étendue d'herbe, sans infrastructure où nous planterons nos tentes. L'ambiance dans le groupe est bonne et nous visiterons ensemble ce village en allant prendre une bière. Nous trouverons du wifi que nous ferons s'écrouler rapidement par la synchronisation simultanée de nos téléphones. Ce soir c'est le 3ème jours de la fête de la lumière. Il y a de la musique partout, des enfants sont venus nous rejoindre et nous chanter la chanson "Sampiriri" (Carla, dédicace, je te la ferait écouter ! https://www.youtube.com/watch?v=qwDBE-87NWE). Demain dernière journée en camping avec une petite marche de 3h.

9 Novembre - Jour 14

Parcours: Bhulbhule (840 m) -> Besi Sahar (760 m) - 9 Km - 2h33
Récit: Notre marche continue sans difficulté sur la piste, le long du Marsyandi Nadi. Nous marchons et continuons de profiter du paysage identique à la veille, autours de discussions courageuses et qui vallent la peine d'être partagées. Nous avons pour seule difficulté la traverse du 33ème et dernier pont suspendu. Celui-ci est constitué d'un tablier fait de planches de bois. Les planches sont irrégulières, surannées et rivetées les unes aux autres formant des sections non alignées. Les consignes du Syrdar sont claires. Pour notre sécurité nous devons passer 1 par 1. Avant de me lancer, une famille Népalaise de 3 personnes l'emprunte. L'une d'entre elle gémie d'angoisse avant de poser le premier pas et souffle comme pour se donner du courage. Enfin un vrai pont suspendu Népalais 😅! Nous avions vu quelques ponts en bois lors de notre tour, mais ils s'étaient tous éffondrés et remplacés par des points avec un tablier en métal. C'est à mon tour, les planches bougent, il y a des jours entre elles. La stabilité est encore plus précaire que sur tous les autres. Nous finissons tous par le franchir. Des marches interminables nous séparent de notre destination, Besi Sahar. Nous arrivons en ville. Des routes goudronnées, des immeubles, des boutiques, des voitures et des motos. Le camping qui devait nous accueillir n'existe plus. Nous empruntons un lieu de rassemblement et de fêtes du quartier tenu par le Groupe des Mères (Mother Group). Ce lieu a de l'électricité, de l'eau courante, des toilettes, un abris en cas de pluie. Les Groupes des Mères, est une organisation de gouvernance répandue dans les villes et villages au Népal. Elles sont proprietaires et responsables de l'usage et de l'entretien de l'eau potable. En contre partie, elles la gère comme elles le veulent pour en tirer bénéfice et financer des projets de developpements pour la communauté (infrastructure, tourismes, traitement des déchets etc..). Au camping, nous organisons la répartition des pour-boire de notre équipe Népalaise qui nous a supporté pendant ce treck. Une équipe de 13 personnes, dont la répartition suit la ligne des responsabilités. La 1er est le Syrdar et son bras droit qui sont responsables de notre sécurité, notre confort et du budget de l'expédition. Vient ensuite le cuisinier et ses bras droits puis enfin les muletiers. Après le déjeuner, nous partons en quête d'un expresso, cause commune d'une bonne partie de notre équipe. En ce 4ème et dernier jour de fête de la lumière et pendant la pause méridienne, les points de restauration sont fermés. Nous trouvons du réconfort dans un des rares hotels Resort. Ici, pelouse, piscine extérieure et une vue dégagée sur la vallée et la moyenne montagne avec ses terrasses de rizières. Notre café reste un café filtre servi au litre. Nous discutons et profitons du wifi, ce qui m'a permis d'appeler Carla et Mathieu qui m'a communiqué sa liste de Noël, me voilà rassuré. Dans ce jardin calme et serein loin du tumulte de la rue, un couple de faucons plannent sans résistance au dessus du vide. Le temps semble comme s'arrêter. Ce soir c'est notre dernier repas tous ensemble. 2 poules ont été achetées et des cartons de bière. Comme tout au long de ces 237 Km de treck, impossible de prévoir notre soirée. Notre retour demain à Kathmendu est quant à lui certain. Hâte de vous revoir.
Fabien Angot
Regret nothing, learn everything